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RAPPORT D’ACTIVITE ADAJ 2015

 

  1. UNE ACTIVITE SOUTENUE TOUT AU LONG DE L’ANNEE

Nous avions prévu 13235 journées avec 365 jours d’ouverture, nous avons réalisé au compte administratif 13247 journées soit 12 journées supplémentaires, alors qu’en 2014 nous avions réalisé 206 journées en plus.

ADAJ reste le dispositif central reconnu par les partenaires, pour accueillir les jeunes issus de la protection de l’enfance, inscrivant ainsi notre projet dans la continuité de leur accompagnement.

Nous avons œuvré pour freiner la suractivité. Nous constatons une demande d’accueil soutenue qui a fléchi depuis 2014. Nous l’expliquons en partie, par la création des places AJA (Accompagnement Jeunes Adultes) mises en place par le Conseil Départemental. Le turn-over et les temps de séjour sont toujours imprévisibles, irréguliers et de plus en plus courts.

  • MOUVEMENTS DES EFFECTIFS

Le nombre de jeunes ayant quitté la structure courant 2015 est le même qu’en 2014 soit 17 personnes.

Contrairement à 2014, nous avons accueilli plus de garçons que de filles.

Sur les 17 entrées, 8 sont mineurs, dont 4 sont étrangers isolés, et l’un a tout juste 16 ans.

En 2015, 52 jeunes ont bénéficié d’un accompagnement éducatif dont 24 jeunes étrangers isolés.

100% des jeunes gens accueillis sont orientés par les Services de l’Aide Sociale à l’Enfance du département de l’Isère.

Nous avons également un jeune qui a été orienté par l’Accueil Familial Spécialisé Beauregard et qui bénéficie d’une prise en charge par le secteur médico-social en IME.

L’Aide Sociale à l’Enfance nous a également orienté un jeune qui a bénéficié d’une double mesure avec un suivi PJJ.

  • ORIENTATION DES JEUNES

Sur 17 jeunes qui ont quitté l’ADAJ :

6 avaient atteint l’âge limite de prise en charge de 21 ans.

3 jeunes filles sont parties avant 20 ans du fait de leur statut de futures mères. Deux d’entre elles ont pu intégrer une structure mère/enfant sur Grenoble, la 3ème a été accueillie dans la famille de son compagnon.

Accès au logement       

En 2014 nous avions déploré le départ de 4 jeunes sans solution, 7 autres avaient été dirigés vers l’AJA.

Insertion professionnelle 

Parmi les 11 jeunes partis en recherche de solutions, il faut comptabiliser les 3 jeunes mères.

Ce chiffre en évolution défavorable reflète le contexte économique actuel où les jeunes, même qualifiés, rencontrent des difficultés d’insertion professionnelle. Ils n’étaient que 6 en 2014 à ne pas avoir été orientés professionnellement.

Il est également délicat de trouver des patrons disposés à prendre les jeunes en alternance. En 2014, 4 avaient pu bénéficier de CDD à leur départ.

Durée moyenne de leur séjour : 21 mois (24 mois en 2014)

Le travail en partenariat et en réseau contribue à nos actions ; citons pour les principaux :

Les Mission Locales Jeunes, AGIR- Abcd pour le soutien scolaire, la Maison des Adolescents de l’Isère pour la santé, les Mutuelles de France et l’UMIJ pour l’accès au logement.

En 2015, 8 jeunes ont bénéficié d’un soutien scolaire avec AGIR Abcd, (contre 9 en 2014) pour un total de 91h sur l’année.

  • LES ACCOMPAGNEMENTS

↗ L’accompagnement individualisé constitue la part la plus importante de notre travail effectué auprès des jeunes. Le référent professionnel qui accueille le jeune, l’installe dans un appartement loué par nos soins, est chargé de mettre en place dans le cadre d’un projet individualisé, les actions qui le rendront autonome. Cela englobe tous les axes de lavie quotidienne : la gestion de l’habitat, du budget, de la santé, de la scolarité, de l’insertion professionnelle et sociale et l’accès aux droits sociaux.

↗ Intervention de la psychologue

La psychologue reçoit tous les jeunes dans le cadre de la procédure d’admission pour un entretien et un bilan psychologique. Après son admission, le jeune doit la rencontrer 4 fois au moins à un rythme qu’ils définissent ensemble. Ensuite, si le jeune le souhaite, un soutien psychologique peut être mis en place plus régulièrement.

La psychologue a traité complétement 18 procédures dont l’une n’a pas abouti.

↗ 15 jeunes ont eu leurs quatre entretiens (20 en 2014).

↗ En dehors des 4 entretiens exigés, 8 jeunes ont rencontré ponctuellement la psychologue (10 en 2014), et 8 se sont engagés sur un suivi régulier (11 en 2014).

D’autre part, 4 entretiens familiaux ont pu être menés (1 en 2014) et 2 mini-concertations pour traiter les situations complexes ont été réalisées.

 ↗Les actions collectives 

  • Les chantiers éducatifs encadrés par l’éducateur technique ont mobilisé 11 jeunes (16 en 2014) dans l’année pour un total de 160 heures (287 en 2014).

Ils ont concerné des travaux de réfection des appartements que nous louons, des déménagements et aménagements, le nettoyage des véhicules et la participation de certains jeunes pour l’inauguration de nos locaux.

  • Des repas partagés, des sorties culturelles et sportives ont été ponctuellement organisées

 

  •  PARTICIPATION DES USAGERS 

Les personnes accueillies prennent part au fonctionnement de la structure par le biais d’instances de participation.

Trois instances de participation sont mises en place chaque année et réunissent en moyenne une dizaine de jeunes.

            2.   LE PERSONNEL

  • MOUVEMENT DU PERSONNEL 

Pour remplacer l’agent de maintenance en arrêt depuis 2013 et en rupture de contrat de travail ensuite, nous avons recruté une personne en contrat d’avenir en avril 2015.

Ce salarié à temps plein, a bénéficié d’un tutorat par le biais de l’agent de maintenance à mi-temps. A eux deux, ils ont pu intervenir dans les appartements que nous louons pour une remise en état régulière et plus soutenue. Cette nouvelle organisation a impacté directement le nombre de chantiers éducatifs en diminution par rapport à 2014.

Ce recrutement a permis d’anticiper le départ à la retraite de l’agent de maintenance à mi-temps, effectif en décembre 2015.

Comme en 2014, une salariée est partie en congé maternité en fin d’année (novembre) et est remplacée depuis le 1er décembre par une éducatrice spécialisée.

  • SOUTIEN A L’EQUIPE 

L’accompagnement de l’équipe est organisé de façon à favoriser la pluridisciplinarité pour une prise en charge de qualité.

  • lundi matin de 9h à 10h30 : Coordination de tous les services, organisation et insertion.
  • Mardi de 9h15 à 12h15 : Bilans intermédiaires des jeunes en leur présence, puis, réunion d’équipe pour l’analyse de situations, élaboration, informations, décisions.
  • Mardi de 14h à 15h : Commission d’aide à la décision pour clôturer les procédures d’admission avec les professionnels qui ont participé.
  • Un mercredi sur deux, une heure de concertation pour les services généraux permet la coordination des travaux dans les logements.
  • Un lundi par mois : analyse des pratiques professionnelles pour l’équipe éducative avec un intervenant extérieur.
  • Trois réunions institutionnelles par an rassemblent tous les professionnels d’ADAJ, ainsi que le Directeur Général de l’Association Beauregard. La dernière réunion consiste à faire le bilan de l’activité annuelle.

 

  • FORMATION PROFESSIONNELLE 

Dans le cadre du plan de formation, nous avons lancé la réécriture du règlement de fonctionnement avec l’ensemble des professionnels de l’ADAJ. Ce travail a été mené par une juriste.

En partenariat avec l’APASE, Association de Prévention Spécialisée, nous avons organisé pour les professionnels, une journée d’information pour prévenir la radicalisation des jeunes. Nous avons choisi le cabinet de Dounia BOUZAR pour animer cette formation.

En tant que site qualifiant, nous concourons chaque année à la formation des futurs travailleurs sociaux et avons accueilli courant 2015, deux stagiaires éducateurs spécialisés effectuant cette expérience dans le cadre de leur formation à l’Institut de Formation des Travailleurs Sociaux d’Echirolles.

            3.  PERSPECTIVES POUR 2016

Une dynamique positive accompagne ce premier semestre 2016 ; l’ADAJ poursuit sa politique d’amélioration de la qualité, avec les axes de travail suivants :

  • Poursuite et finalisation du règlement de fonctionnement,
  • Mise en place d’un questionnaire de satisfaction,
  • Développement du travail en partenariat,
  • Préparation d’un évènement pour marquer les 40 ans de l’ADAJ,
  • Mise en place d’une formation transversale réunissant tous les salariés de l’Association Beauregard pour accompagner l’évolution des pratiques, dans les cinq ans,
  • Réflexion en équipe sur la diversification de nos modes d’hébergement.

Dans ce contexte de mutations et de contraintes budgétaires, l’équipe d’ADAJ est amenée à faire preuve d’adaptabilité pour répondre à la fois aux problématiques complexes et grandissantes des jeunes gens qui nous sont confiés et aux orientations des politiques publiques.

Je remercie vivement l’ensemble des salariés dont je tiens à souligner la dynamique positive, l’esprit d’appartenance et d’engagement.

Houria DEMS

Directrice

 

La situation d’Emma a été choisie pour illustrer l’activité du service ADAJ

Emma a été accueillie au service ADAJ le 21 janvier 2015 dans le cadre d’une mesure «Mineur confié à l’ASE, en assistance éducative» ordonnée par le juge pour enfant. Un droit de visite et d’hébergement chez la mère est autorisé pendant les vacances scolaires, à leur convenance.

Anamnèse  

Emma est née au Congo à Brazzaville, de père inconnu. Sa mère part en France confiant Emma à l’âge de 7 mois, à la grand-mère maternelle. Emma a de très bons souvenirs de cette période et a pu tisser des liens très forts avec sa grand-mère. A l’âge de 10 ans Emma est envoyée en France pour rejoindre sa mère qu’elle ne connait pas. Celle-ci est malade, Emma est alors accueillie par une tante chez qui elle va vivre. Assez rapidement une enquête sociale est demandée par l’établissement scolaire où est inscrite la jeune fille.  Celle-ci  nous dit, «Je vivais dans la précarité, souvent livrée à moi-même, devant gérer seule le quotidien et celui de mes plus petites cousines, en l’absence de ma tante qui faisait des allers-retours au Congo». Emma est alors confiée à sa mère, elle fait connaissance avec son demi-frère plus jeune et intègre la classe de CM2. A l’âge de 11 ans et demi, elle est placée en foyer suite à des problèmes de comportements (fugues, absentéisme scolaire…..). Son frère est placé en famille d’accueil.

Depuis Emma a eu un parcours très tumultueux, avec huit placements dans des établissements éducatifs de la région et une tentative en famille d’accueil. Elle rencontre des difficultés à accepter le système éducatif et institutionnel. Elle n’accorde que très peu de confiance à autrui et investit difficilement la relation, refusant de devenir dépendante d’autrui et /ou de peur que le lien soit rompu.

Emma a été suivie par la Protection Judiciaire de la Jeunesse pendant un an et demi (agression envers un éducateur). Elle a vécu également dehors, s’entourant et s’identifiant à sa bande de « potes» composés de garçons. Elle refuse l’autorité trop frustrante pour elle et peu légitime compte tenu de son histoire (peu d’étayage maternel, image maternelle anxiogène, pas de repère masculin, carences affectives et éducatives). Difficile pour elle de trouver une place dans la société  suite à un manque d’ancrage familial.

Origine de la demande 

Le 06/07/2013, Emma est orientée  au  Foyer Départemental de Saint Egrève, elle s’inscrit dans le projet «Réactiv» à la Poterne où elle rencontre une éducatrice de prévention qui l’aide. En septembre, elle intègre un Bac Pro «couture» à Grenoble. Elle semble plutôt contente au vu de ses décrochages scolaires précédents. En mars 2014, elle est orientée et prise en charge par le foyer des Tisserands à la Côte Saint André après avoir agressé physiquement un éducateur au Foyer Départemental. Elle fugue pour s’installer chez son petit ami (majeur). Les Tisserands poursuivent parallèlement la prise en charge. De violentes disputes se répètent dans le couple. La distance entre la Côte saint André et Grenoble n’est plus gérable. Emma fait la demande d’entrer au service ADAJ. Elle aurait souhaité aller sur le dispositif AJA, (Accompagnement Jeunes Adultes) mais étant mineure ce n’était pas envisageable…..

Sa demande 

  • Avoir un endroit fixe pour se poser,
  • Avoir un chez soi et finir sa scolarité,
  • Avoir de l’aide pour reconstituer son histoire,
  • Demander la nationalité française,
  • Ne pas avoir trop d’éducateur, 1 seul et un homme,
  • Ne pas être couvée.

Emma nous a montré qu’elle avait de la ressource et de la réflexion, qu’elle était en capacité d’analyser son fonctionnement quand elle le voulait. Elle a exprimé, dès son arrivée, son grand besoin d’indépendance et de distance avec nous. Elle a montré, dans certains domaines de la vie quotidienne, une capacité à «faire seule» : se rendre à la préfecture renouveler son récépissé de titre de séjour, entretenir et organiser l’appartement, faire ses courses, préparer des repas, prendre des rendez-vous et s’occuper de son suivi médical , gérer son budget et rechercher des stages. Emma s’est interrogée et nous a interrogésrégulièrement sur le sens de l’accompagnement éducatif pour elle, sa disposition à l’accepter et sur le fait de poursuivre ou arrêter. Elle a pu dire aussi qu’il était difficile d’avoir une éducatrice en référence et qu’elle aurait préféré un homme. Il semble également complexe pour elle de dépendre «encore» d’un service éducatif et d’amorcer une relation de confiance. Néanmoins, nous nous sommes rencontrées une fois par semaine en rendez-vous au service ADAJ ou à l’extérieur et parfois plus selon les besoins de sa situation. Dans l’accompagnement, Emma avait besoin de garder la maitrise sur sa situation et gérer le plus possible ses affaires, seule, sans notre aide et sans rendre compte. Néanmoins elle a pu dans le temps s’en saisir, pour échanger, prendre conseil, voire même s’appuyer et s’en étonner, tout en ressentant parfois le besoin de mettre à distance, en étant désagréable.

Cependant le 26 mars 2015, nous avons établi avec Emma un Projet Individualisé afin de lui permettre de trouver un sens à l’accompagnement éducatif, préciser ses besoins, déterminer des objectifs concernant ses projets d’avenir. Selon elle, ses besoins  sont d’ordre matériel et administratif : un logement, de l’argent et être accompagnée pour ses démarches administratives (naturalisation). Ses objectifs, concernent la demande de naturalisation française en lien avec l’ASE et une aide pour aller jusqu’au BAC pro «métiers de la mode et du vêtement ». Pour notre part, nous l’invitons à trouver du sens à avancer avec nous.

Le 28 mars 2015 suite à un incident avec son ex-compagnon qui a forcé sa porte, (ils se sont battus), nous avons déménagé Emma dans un appartement transitoire afin qu’elle soit protégée. Dans un deuxième temps, nous sommes allés nettoyer et remettre en place le logement avec elle. Le service ADAJ a déposé une plainte à l’encontre de cet homme concernant «la détérioration d’un bien appartenant à autrui». Emma était présente et n’a pas souhaité porter plainte. A ce propos, elle a pu rencontrer la psychologue du service. Suite à cet incident Emma n’a pas souhaité reprendre tout de suite les cours au lycée. Pour les vacances scolaires d’avril, elle a renoncé à se rendre chez sa mère, comme prévu. A cette période, Emma a souhaité passer quelques jours chez une amie de sa mère à Meylan, nous l’avons accompagnée et avons rencontré la personne. Le 29 avril, nous avons à nouveau déménagé Emma dans un autre logement.

Le 24 avril, Emma nous informe qu’elle est enceinte et souhaite poursuivre sa grossesse. Elle fait le choix en parallèle d’arrêter les cours au lycée. Nous lui recommandons de faire une lettre de démission pour le lycée. A l’annonce de sa grossesse, nous lui avons proposé de rencontrer une conseillère du centre de planification de la Clinique Mutualiste de Grenoble. Ce lieu ressource lui a permis de s’informer auprès des différents professionnels et d’être orientée pour un suivi régulier prénatal. Emma a fait le choix d’accoucher dans cette clinique. Elle reste sur la réserve quant à parler de sa grossesse et son suivi et préfère nous rencontrer en dehors du service car elle ne veut pas croiser les autres jeunes alors que son ventre s’arrondit. Avec le temps elle accepte mieux l’idée d’en parler et d’être accompagnée dans l’organisation de certaines démarches administratives et achats.

Nous l’accompagnons dans ses démarches de déclaration de grossesse. Un compte en banque a été ouvert pour Emma via le service de l’ASE (elle est mineure), afin que les prestations auxquelles elle pourrait avoir droit, puissent être versées. Emma a fait une demande de RSA, elle pourrait y prétendre compte tenu de sa situation et du fait qu’elle soit déclarée refugiée par l’OFPRA. Au niveau de sa situation administrative en France, Emma a déposé sa demande de naturalisation française en juin 2015, au Tribunal de Grande Instance de Grenoble. Nous l’avons guidée à faire une lettre de motivation concernant cette demande.

Compte tenu de sa situation, nous lui avons proposé d’envisager un lieu adapté qui lui permette d’être accompagnée dans cette grossesse jusqu’à l’accouchement afin qu’elle puisse ainsi, préparer l’arrivée de son enfant dans de bonnes conditions.

Emma souhaite dans l’absolu être indépendante, ne surtout plus avoir d’accompagnement éducatif. Elle souhaite vivre dans son propre appartement. Toutefois, compte tenu de sa minorité, de sa situation financière et sociale, ce projet semble encore prématuré.

Emma veut bien prendre contact avec le lieu de vie  «les 38 petits pas» et être accompagnée pour les rencontrer. Toutefois, ils n’ont pas de place pour l’accueillir dans l’immédiat, ni même après son accouchement. A notre demande et celle de l’ASE, elle prend contact avec le centre maternel pour avoir une présentation de ce service mais ne se rend pas aux rendez-vous. Elle exprime que cette solution n’est pas celle qu’elle souhaite et qu’elle ne pourrait pas la supporter. En fait, elle a, avec son compagnon, qui est présent, et la famille de celui-ci, envisagé une possibilité d’accueil chez eux. Lors de notre rencontre à l’ASE le 06/07/2015, Emma exprime le souhait d’arrêter l’accompagnement éducatif à sa majorité. Ensuite elle envisage de vivre avec son compagnon en logement de droit commun. Nous l’accompagnerons pour ce départ du service ADAJ et son déménagement.

Le référent professionnel

Pour l’équipe éducative